19.08.2009
Jour 18 : Ouverture et inspiration

Arrivé dans la vallée, il y a maintenant deux semaines, je suis en plein cœur des rocheuses. À mon rythme, je m’ouvre et écoute l’esprit de la Terre. Celui-ci me parle et m’inspire...
Nous sommes dans un organisme vivant... Qui nous appel au respect. Au sein des villes, nous avons mis de côté et oubliés ceci : il y a quelque chose de plus grand que l’homme. Coupé de la nature, celui-ci s’est perdu, et dans sa folie, il court aujourd’hui après la mort. L’organisme Terre dans lequel nous sommes à quelque chose à nous apprendre... Pour peu que nous puissions entendre, car entouré par son œuvre et aveugle à la lumière des étoiles : l’homme « néon » se croit très puissant, et intouchable.
Pour ma part, je suis entouré par cette intelligente création de l’univers... Et honnêtement, je ne peux que reconnaître sa grandeur et me prosterner devant celle-ci. Pourquoi l’homme moderne ne ressent plus de lien avec sa première mère, la Terre? Accaparé par la futilité de l’ego, il cherche la reconnaissance et le paraître : il ne voit plus que deux choses... lui-même, et son œuvre matériel. Puisque son œuvre est le prolongement du lui-même, il ne voit qu’une chose : lui-même.

Il y a peu de temps, je ne voyais pas... J’étais aveugle à la Terre sur laquelle je pose mes pieds. Victime de la cécité de l’ego, je ne me voyais pas moi-même. Autrement dit, je demeurais dans l’inconscience la plus complète ; inconscient des limites du véhicule dans lequel je suis de passage, je restais prisonnier du corps - de la forme. Jusqu’au jour où j’ai voulu comprendre et connaître le véritable sens de l’existence. Dès lors, j’ai dû reconnaître mes propres limites, et j’ai tendu l’oreille...
Une Voix m’a répondue, et elle me dit alors : « Tu n’es pas un corps... Si tu veux m’entendre plus clairement, tu dois désapprendre et sortir des limites de celui-ci. » Évidemment, je mets des mots sur un ressenti, une impression. Ceux-ci peuvent apparaître vide de sens, aux yeux de celui qui recherche du « sens » au niveau connu... L’inconnu n’est ni sensé, ni insensé. Seulement si vous voulez passer à l’autre étape, vous devez désapprendre et percevoir les limites de vos perceptions. Si vous vous percevez comme un corps, vous limitez votre propre existence en vous fermant à la connaissance. Le corps est encore un véhicule d’apprentissage, puisque l’homme n’a pas encore re-découvert sa véritable identité.
Aujourd’hui, laissez-moi vous faire cette confidence :
« Je suis une vibration. Une fréquence au centre d’une symphonie mélodieuse appelée Vie... Grâce à ce pèlerinage au cœur de la nature, mon âme se syntonise à nouveau à cette mélodie. Je rentre chez moi, à la maison. »

Amour
00:00 Publié dans Carnet du Pèlerin | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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