10.04.2009

Un jeune homme au coeur de la forêt

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Pourquoi voulais-je quitter la civilisation moderne? perdre le confort, la sécurité, la sociabilité. Me retrouver seul dans les bois, entouré d'arbres, de fleurs et d'étoiles... Et si j'ai de la chance, peut-être je croiserai un ours ou une meute de loup? Je leur servirai de repas, dignement : au lieu d'être dévoré, indignement et lentement, par les requins de la finance.

Ces êtres encravatés, marchant sur leur âme au profit de la « liberté » matérielle. Des hommes et des femmes prisonniers de leurs désirs de possessions, de contrôle et d'une puissance... Impuissante face au besoin de posséder, de contrôler et de se « sentir » en pouvoir.

L'Esprit de la Terre m'appelle... Je dois aller à la rencontre de sa source de vie. Ne venons-nous pas tous de la nature? Pourquoi ai-je perdu mon essence? Je ne sais plus cultiver, ni tisser et encore moins, bâtir... Je dépends entièrement d'un système : une société en « quête » de profit. Alors je me sens vide, inutile, inerte. Je ne me vois pas entrain de vendre des produits et services. Peut-être pourrais-je poinçonner une carte chaque semaine? en m'enfermant dans une usine! Ou encore, je peux vendre mon âme... Et poursuivre un « profit » en profitant de l'ignorance.

Qui suis-je au sein de cette société?

J'ai un numéro qui m'identifie, et une tonne de cartes : sans elles, je suis un « sans identité » et ne peut « fonctionner » au sein de ma communauté. Est-ce vraiment une communauté? un groupe s'entraidant mutuellement... Une famille dans laquelle nous veillons au bien-être de tous, sans distinction.

Pourquoi voulais-je partir au coeur de la forêt? simplement parce que j'ai besoin d'espace... Je veux respirer le grand air, et ne plus m'en faire avec des pacotilles ; réapprendre à survivre, être vivant. Cette nuit, je fais face à ce choix : quitter ou rester.

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Il suffit d'ouvrir les journaux, ou la télé, de faire un tour sur le net... ou encore plus simplement, d'observer notre propre histoire : nous sommes tous des « êtres » marqués par une dose de douleur. Prendre pleinement conscience de celle-ci est une étape importante ; observer la souffrance en soi, ou chez ceux et celles qui nous ressemblent, étant eux aussi... des êtres humains, qui ont une mère et un père, une famille et font partie d'un « groupe, culture, nationalité » divisé du reste d'une grande famille appelé humanité.

Aujourd'hui, observons le monde sans cette névrose qui nous fige... Sans cette « peur » consciente, ou non, nous liant profondément à un sentiment d'impuissance. Celle qui nous pousse à des « plaisirs divertissant » devenus une folie au devant de l'urgence de changement.

« Où sommes-nous donc ? »

On peut rêvasser à la venue d'un sauveur millénaire. Prier les anges de lumière, ou méditer dans l'espoir d'envoyer des ondes d'amour et de paix ; n'est-ce pas un subtil « échappatoire » face à la nécessité de sortir de l'ombre? Par la méditation, évidemment, il faut faire la paix avec soi-même, sortir des angoisses du « je » et faire du « me, mes, ma » un effet secondaire : seulement, nous devons aussi élargir notre champ d'action.

Pourquoi sommes-nous aussi fermés les uns aux autres? au point où aucun mouvement fraternel ne prend forme. Nous sommes tous dans une bulle de « confort » illusoire, en ce sens où celui-ci n'a aucune substance... Au devant de tous ceux et celles qui vivent à même la saleté, et se nourrissent d'ignorance. Isolés par nos « factions sociales » nous sommes insensibles les uns des autres ; une grande famille ne se « voyant » plus, sinon comme des images faisant partie de différentes réalités.

Cela dit, nous ne pouvons juger cette « inconscience » car celle-ci est fruit de l'innocence humaine. Sur un autre plan, vue d'une nouvelle dimension - le passé étant ce qu'il est, nous apprenons et ce monde de division où nous nous battons... Nous délivrera de l'illusion. Cette illusion du « devenir » me poussant à vouloir quitter, et ainsi, détourner mon attention de l'humanité en mon être, et tout autour.

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Fraternellement,

m@x

08.04.2009

«Évolution du moi» et naissance de l'Être

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Le temps est une notion mental nous permettant d'évoluer dans l'espace. S'en libérer psychologiquement génère une ouverture. Il suffit d'arrêter de poursuivre le moment suivant, de ne plus se noyer dans nos hiers... Ainsi, une toile entièrement nouvelle s'ouvre à notre conscience. Au sein de l'intériorité, il se crée de l'espace, un vide, dans lequel peut venir se nicher une tout autre réalité.

Se réaliser - «être qui je suis» - demeure l'essence de toute vie ; ce chemin du retour nous permet de naître à nouveau. Ainsi, cette renaissance nous éveille à notre identité véritable. Lors de l'éveil de l'esprit d'unicité et du coeur détaché, notre conscience s'en retrouve dévoilée. Nous sommes tous destinés, en cette vie ou ailleurs, à nous détacher de cette identification démesuré à la forme. Dès cette instant de grâce, notre fréquence vibratoire nous ouvre à une nouvelle Terre.

Pouvons-nous nous détacher de la forme? nous libérer du connu? Voulons-nous perdre le sens du connu? faire face au vide...

Le cheminement de l'Être commence dès l'instant où il commence à se désidentifier de sa propre voix. Quand notre conscience observe les pensées passer, sans intéraction ni jugement, nous devenons observateur : cet oeil qui voit. Lorsque l'observateur est entièrement détaché du flot des émotions reliées aux pensées, il découvre un nouveau terrain de jeu... l'humain devient alors divin.

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Le mental est un outil d'analyse nous permettant de d'étiquetter, de classifier, de quantifier, ce qui lui est permi de comprendre. L'essence des éléments, la toile de fond - le sans forme, n'est pas accessible au monde du mental. Soit il est au service de la conscience, soit celui-ci se préoccupe de sa propre création : l'ego. L'identification aux objets et pensées étiquettés par l'ego - un moi dysfonctionnel, devient le centre d'intérêt de sa réalité voilée. Nous avons tous un centre, des goûts tout aussi uniques que notre personnalité. Ce «moi» devient un danger lorsqu'il érige des murs autour de sa structure : il s'attache aux formes, et défend sa position. Que ce soit des idéaux - formes/pensées, ou des objets - formes, il s'y attache et rage contre tout autre «ego» qui ébranle sa structure : voilà la nature du moi contre toi, et de toutes les formes de conflits.

Voulons-nous dénouer les noeuds de notre conditionnement? nous déconstruire... retrouver cette source nous ayant donné vie, et naître en elle : renaître des cendres de notre présente réalité, tel le phénix.

Voulais-je « moi-même » cela? pouvais-je naître à nouveau?

Oui! seulement, je suis « toujours » prisonnier des formes ; mes sens « encore » sont en captivités... Autour de mon Être, j'ai érigé des murs : maintenant, je suis partiellement isolé de l’essence de ma propre existence. Ces mots n'ont peut-être aucun sens à vos oreilles, mais disons simplement : mon ego domine. Il voile mon regard à la beauté d'un amour ne portant aucun nom... Certes, il n'est pas dominant de tout instant. Sinon, nous n'aurions cette échange.

Alors, maintenant, puis-je « voir » au-delà de mon propre ego? est-ce réalisable? Comment puis-je parler de « naissance de l’Être » sans l’avoir entièrement vécu?

Par moment « je suis » simplement, l’activité de la pensée s’estompe, et une autre réalité s’installe temporairement. Celle-ci ne s’explique pas vraiment... Seulement, je ne peux aller plus loin. Il me faut maintenant vivre l’essentiel : naître. Sinon mes propos sont de la pure prétention, une des activités préférées de l'ego...

En toute humilité,
Chaleureusement vôtre.

m@x