08.04.2009

«Évolution du moi» et naissance de l'Être

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Le temps est une notion mental nous permettant d'évoluer dans l'espace. S'en libérer psychologiquement génère une ouverture. Il suffit d'arrêter de poursuivre le moment suivant, de ne plus se noyer dans nos hiers... Ainsi, une toile entièrement nouvelle s'ouvre à notre conscience. Au sein de l'intériorité, il se crée de l'espace, un vide, dans lequel peut venir se nicher une tout autre réalité.

Se réaliser - «être qui je suis» - demeure l'essence de toute vie ; ce chemin du retour nous permet de naître à nouveau. Ainsi, cette renaissance nous éveille à notre identité véritable. Lors de l'éveil de l'esprit d'unicité et du coeur détaché, notre conscience s'en retrouve dévoilée. Nous sommes tous destinés, en cette vie ou ailleurs, à nous détacher de cette identification démesuré à la forme. Dès cette instant de grâce, notre fréquence vibratoire nous ouvre à une nouvelle Terre.

Pouvons-nous nous détacher de la forme? nous libérer du connu? Voulons-nous perdre le sens du connu? faire face au vide...

Le cheminement de l'Être commence dès l'instant où il commence à se désidentifier de sa propre voix. Quand notre conscience observe les pensées passer, sans intéraction ni jugement, nous devenons observateur : cet oeil qui voit. Lorsque l'observateur est entièrement détaché du flot des émotions reliées aux pensées, il découvre un nouveau terrain de jeu... l'humain devient alors divin.

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Le mental est un outil d'analyse nous permettant de d'étiquetter, de classifier, de quantifier, ce qui lui est permi de comprendre. L'essence des éléments, la toile de fond - le sans forme, n'est pas accessible au monde du mental. Soit il est au service de la conscience, soit celui-ci se préoccupe de sa propre création : l'ego. L'identification aux objets et pensées étiquettés par l'ego - un moi dysfonctionnel, devient le centre d'intérêt de sa réalité voilée. Nous avons tous un centre, des goûts tout aussi uniques que notre personnalité. Ce «moi» devient un danger lorsqu'il érige des murs autour de sa structure : il s'attache aux formes, et défend sa position. Que ce soit des idéaux - formes/pensées, ou des objets - formes, il s'y attache et rage contre tout autre «ego» qui ébranle sa structure : voilà la nature du moi contre toi, et de toutes les formes de conflits.

Voulons-nous dénouer les noeuds de notre conditionnement? nous déconstruire... retrouver cette source nous ayant donné vie, et naître en elle : renaître des cendres de notre présente réalité, tel le phénix.

Voulais-je « moi-même » cela? pouvais-je naître à nouveau?

Oui! seulement, je suis « toujours » prisonnier des formes ; mes sens « encore » sont en captivités... Autour de mon Être, j'ai érigé des murs : maintenant, je suis partiellement isolé de l’essence de ma propre existence. Ces mots n'ont peut-être aucun sens à vos oreilles, mais disons simplement : mon ego domine. Il voile mon regard à la beauté d'un amour ne portant aucun nom... Certes, il n'est pas dominant de tout instant. Sinon, nous n'aurions cette échange.

Alors, maintenant, puis-je « voir » au-delà de mon propre ego? est-ce réalisable? Comment puis-je parler de « naissance de l’Être » sans l’avoir entièrement vécu?

Par moment « je suis » simplement, l’activité de la pensée s’estompe, et une autre réalité s’installe temporairement. Celle-ci ne s’explique pas vraiment... Seulement, je ne peux aller plus loin. Il me faut maintenant vivre l’essentiel : naître. Sinon mes propos sont de la pure prétention, une des activités préférées de l'ego...

En toute humilité,
Chaleureusement vôtre.

m@x

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